200723031027120433Je vais hurler avec les loups, mais il faut bien avouer que The Blackout est une catastrophe abyssale. Les acteurs sont mauvais comme des cochons (Modine, pourtant, mais complètement abandonné à ses tics ridicules de pov'garçon écorché vif comme l'est Pagny dans ses clips ; Hopper, pourtant, mais hilarant en double du metteur en scène fan de vidéos et d'images extrêmes ; Dalle, pourtant, mais absente, qui parle anglais comme moi peul, filmée comme une bimbo ; Schiffer, pourtant... non, rien) ; le scénario est risible, l'histoire d'un junkie qui ne se remet pas de son amour perdu, et qui donc boit et se noie dans la mer ; la mise en scène est proche du vide complet, ridicule dans ses poses d'artiste maudit, mal rythmée, mal fichue, inregardable dans son habillage 18827515_w434_h_q80pubesque qui rappelle les pires heures de Jan Kounen... Ah l'alcool fait des ravages, c'est clair, surtout dans le regard d'un cinéaste qu'on a connu inspiré (oui, c'est le même Ferrara que Body Snatchers, je vous le confirme) mais qui à force d'endosser sa pénible panoplie de metteur en scène déglingué, finit par se prendre pour Ferarra, et par se complaire dans ses postures arty impossibles. C'est un navet total, que rien ne vient sauver, pas même les scènes de cul qui auraient fait ricaner mon grand-père (deux femmes qui dansent ensemble en roulant des hanches, wouaouh quel culot, quel érotisme !), et qui remettent à l'esprit les pauvres tentatives cinématographiques de Gainsbourg, qu'on croyait pourtant enfin enterrées. Boire ou conduire un film, il faut choisir.