silencemerBon, j'avoue avoir tendu le bâton pour me faire battre. Il était complètement illusoire de penser faire ne serait-ce qu'un parallèle entre l'oeuvre d'un artiste de 30 ans et celle d'un faiseur de téléfilm de 60. Penser même juste une seconde que Boutron pouvait retrouver la finesse, la rigueur, la subtilité, l'ambiguïté, l'intelligence de Melville, c'est comme croire qu'il n'y a qu'un "r" de différence entre Bresson et Besson. Grands mouvements de caméra pour pas faire cheap enchaînés avec une caméra à l'épaule dès que les personnages paniquent, tout ce qu'il y avait de profondeur et d'art dans la version de Melville n'est ici que grosse lourdeur, à l'image de l'embonpoint d'un Galabru ou du jeu ultra lisible de la jeune fille (ses rapports avec le soldat allemand sont ici grossièrement mis en scène quand Melville avait le tact de ne laisser paraître à peine qu'un tremblement des doigts) . Bref je vais pas m'étendre, ça m'apprendra à penser que la télé et le cinéma peuvent faire jeu égal. Imbécile !...