01 septembre 2007
L'Appât (The naked Spur) (1953) d'Anthony Mann
Voilà du western solide avec une trame que comprendrait Bernard Montiel: James Stewart, chasseur de prime, doit ramener Robert Ryan, pour toucher ses 5000 dollars: il le choppe et après on se ballade dans les Rocheuses.
Anthony Mann aime bien les collines ou les rochers: comme dans Men in War (la fin uniquement dans ce dernier), on commence et on termine avec une prise d'assaut sur un rocher pour attraper un type: toi tu me couvres et moi je passe par derrière; c'est classique mais ça marche pas forcément. Bref Stewart est bronzé comme Bernard Montiel et ne joue pas forcément un rôle des plus sympathiques; après s'être fait passer pour un shérif pour rallier à sa cause un vieux chercheur d'or et un type de l'Armée démobilisé, la vérité ne tarde pas à apparaître: il y a que la thune qui l'intéresse et il n'est pas partant pour le partage. Ryan va bien sûr tenter jusqu'au bout de dresser les trois hommes l'un contre l'autre. Cinquième élément qui a son importance, Janet Leigh, qui accompagnait le Ryan dans sa cavale; elle continue de suivre les quatre hommes en espérant pouvoir libérer son compagnon, à moins que le charme du Stewart ne fasse le reste (quoi, j'ai rien dit...?!). On a droit à une attaque d'indiens, une rivière déchaînée, des cieux bleus comme à Shanghai au mois de... enfin sur les cartes postales et une tension sans cesse croissante entre les trois hommes qui redoutent constamment un coup fourré du Ryan ou même de l'un d'eux.
Franchement, ça se suit tranquille en regardant les paysages en toile de fond, le regard perçant du Stewart et le brushing blond platine de la Janet laissant flirter dans l'air une chtite amourette possible (oui là je l'ai dit). La fin est bien sûr fatale pour la plupart de nos hommes et malheureusement, alors qu'on espérait un Stewart qui mette un point d'honneur à se comporter à la Eastwood - en pur et dur prêt à tout pour avoir sa thune, voire à abandonner la gonzesse -, le James finit par écouter la supplique de la Janet dans un happy end un peu mou. Moins rocailleux que le paysage - mais mieux que le film de Tavernier, ehehe.
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