jean_paul_rouve___as_edith_s_father__louis_gassion_and_pauline_burlet___as_8_year_old_edith_photo_by_bruno_calvoOlivier Dahan ne nous épargne rien. Rien de rien. Non pas que je m'attendais un tant soit peu à une grande subtilité (juste un film récent pour mes étudiants qui patienteront...) mais là franchement, je me demande si Lelouch pourrait faire pire en adaptant la vie de Jacques Brel avec Djamel dans le rôle titre (et prions pour que cette idée ne lui revienne pas aux oreilles, je me tire une balle): de l'ouverture du film avec ces arrangements musicaux fracassants à un Gérard Depardieu en roue libre, de Jean-Paul Rouve qui ferait mieux de retourner dans les bois à Emmanuelle Seigner en prostituée aux cheveux rouges (aurait mieux fait de prendre la Mathilde, vulgaire sans maquillage), de Clotilde Courot en pochtronne ridicule aux décors de New-York en arrière fond faits en Légo, des 2354 flash-back incontournables entre son passé et son présent à la dégaine déglinguée de l'Edith, des scènes de ptites filles gnangnantes (elle a failli perdre la vue, putain ça c'est de l'info qu'on garde pour le drame...) à son lit de mort (maquillage de Peter Jackson), des scènes ultraprévisibles et codifiées d'apprentissage (ben son mentor, c'est lui, le gars de l'ombre qu'on sort de notre chapeau) aux mouvements de caméra saoulants, des prières à Sainte Thérèse (en hommage à Besson et son Jeanne d'Arc?) aux yeux exorbités de Marion Cotillard qui s'esquinte la voix, franchement, non mais franchement, c'est un calvaire qui rassure sur le fait qu'on puisse faire du cinéma sans être artiste. Non non non, pas la peine d'insister, je me taperai pas le Molière de Tirard, c'en est fini de ma patience. Cachez ce dvd que je ne saurais voir.