SangueRobert Mitchum a beau être un desperado qui se rend compte en route qu'il se bat pour le méchant et décide alors de rallier l'autre camp (une histoire de pâturage... moi, les buffles...), ce retournement de situation ne rend guère le personnage plus sombre ou plus profond, il est simplement lucide et tant mieux pour lui. Il tombe dans les bras d'une Barbara Bel Geddes au berceau - et cela pète un mythe, elle fut donc bien jeune un jour - qui après l'avoir pris pour un bon à rien tombe sous son charme... (c'était téléphoné alors qu'on était toujours au télégraphe) Cette romance - une histoire au final bien timide avec méga happy-end ("Eh les gars, j'avais gardé de la gnôle pour un grand événement, ça tombe bien!" - ouais c'est ça on va te croire) - est un western d'après-guerre bien terne qui manque furieusement de caractère. Deux-trois coups de feux dans la plaine, juste pour le fun. Pour les fanatiques du Mitch, c'est tout.