picnic5On peut pas dire que je me sois vraiment laissé emporter par le charme désuet et le mystère de ces disparitions de jeunes filles diaphanes dans la montagne d'Hanging Rock: on est en 1900, en Australie et lors d'un ... pique-nique (bravo!) entre demoiselles bien comme il faut, trois "aventurières" vont disparaître ainsi qu'une des vieilles profs parties à leur recherche. Je ne sais si c'est la flûte de pan de zamfir (entendu 40 fois en concert dans ma jeunesse au théâtre de Moulins - c'était ça ou rien...) ou les images et les ralentis à la David Hamilton mais cette version pré-Blair Witch Project jouée par les actrices de Virgin Suicides (ouais c'est dur là quand même) m'a plongé dans une léthargie totale. On a beau retrouver plus d'une semaine plus tard l'une des filles dans une grotte (elle se souvient de rien, m'est avis que cela devrait intéresser Jean-Claude Bourret), le mystère reste entier et le spectateur les bras ballants. On pourrait bien voir ici ou là en filigrane un portrait du puritanisme de la société Victorienne (à l'image de la dure Mrs Appleyard à la tête du College) ainsi qu'une analyse en creux d'une sexualité contrariée (les désirs sapphiques entre les personnages sont à peine voilés - joli plan lors du générique de début de ces quatre filles quimiranda2 s'attachent l'une l'autre leur corset) mais l'ambiance générale est trop plombée pour qu'on se passionne réellement de bout en bout à ces mésaventures -après 30 minutes de film d'ailleurs, tout semble déjà plié. S'il s'agit du chef-d'oeuvre de Peter Weir, je crois qu'il vaut mieux pour moi en rester là... (me ferai peut-être Gallipoli un de ces jours en souvenir d'un cour de fac sur l'histoire d'Australie, mais c'est bien parce que je suis gentil)