51jUj32WcGLFilm joyeusement foutraque et bordélique - dans tous les sens des termes - comme seul le début des années 70 savait en produire. Reprenant les théories sexuelles de Wilhelm Reich - avec en point de mire la libération sexuelle (des massages "jouissifs" aux séances de "défoulement corporel" qui feraient passer les méthodes de l'Actor's Studio pour des échauffements sportifs dans le monde de Casimir - vous voyez pas le rapport?, mouais pareil), Makavejev semble se faire une joie de mêler dans un grand désordre l'idéologie communiste à l'émancipation orgasmique, des messages sur la paix à des discours sur l'homosexualité, desMakavejev2 images d'archives en grande pompe de Mao et de Staline à un moulage de bite en érection - de loin le climax du film, me demandez pas pourquoi. On peut toutefois finir par se perdre un peu devant ce bloubiboulga d'images pas forcément toujours reliées entre elles - même si c'est un peu le but du jeu, on finit par s'en lasser (me rends compte aussi d'ailleurs qu'il ne m'en reste pas grand chose à peine 10 jours après l'avoir vu - sauf ce moulage de bite, histoire d'enfoncer le clou). Une curiosité tout de même qui ne risque pas de passer sur les chaînes de télé après le J.T. de 20 heures - beaucoup plus cru et donc vivant que La Tourneuse de pages: po le même public, definitely.