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30 juin 2007

Brumes (Ceiling Zero) d'Howard Hawks - 1936

ceilingzero1936vhsTrois ans avant Only Angels have Wings, Hawks s'intéressait déjà aux exploits héroïques de l'aéro-postale. Ici, en lieu et place de Cary Grant, c'est James Cagney qui s'y colle, dans un scénario qui développe plutôt les facilités au flirt du sieur que ses capacités de pilote. Et c'est bien dommage, car du coup, Ceiling Zero est un peu plat, un peu indolent, et manque méchamment des grands morceaux de bravoure qu'on est en droit d'attendre de ce type de production...

Etonnant de la part de Hawks, le rythme de son film est très flou, peut-être à cause de cette brume permanente qui envahit l'arrière-plan, et qui semble s'insinuer même dans la trame. Mise à part une séquence centrale qui amène une tension indéniable, ce film suit mollement ses personnages, dans un scénario qui semble être écrit au fur et à mesure de son déroulement, sans plan général. Du coup, on ne s'attache qu'à des détails peu passionnants (les rapports de Cagney avec la hiérarchie et avec les femmes, un portrait d'une génération d'aviateurs héroïques qui se perd (autoportrait évident de Hawks lui-même), des petites bagarres à 2 pennies entre amants éconduits...) La mise en scène elle-même manque complètement d'invention, et cette fois-ci la modestie formelle légendaire de HH n'aboutit qu'à de mornes plans répétitifs, qui se contentent de montrer celui qui parle et rien d'autre. On aurait pourtant bien apprécié une ambition un peu plus grande, dans la trame et dans la réalisation.

Au crédit de Ceiling Zero, quand même : une façon très fine de faire entrer son personnage principal dans le2275 film (on parle de lui, on véhicule la légende, puis on l'entend, puis on le découvre la tête en bas dans son avion, puis on le voit à l'endroit mais casqué, puis il se dévoile enfin) ; un souci documentaire de précision dans les détails techniques, quitte à perdre tout spectateur non-spécialiste de l'aviation (des tas de bip-bip, d'aiguilles d'altimètre, d'informations sybillines) ; et la dignité virile des personnages, qui évoque les futurs westerns du gars... A part ça, petit Hawks pour cette fois.

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