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dinner_at_eight_coverGentille comédie que ce Dinner at eight qui vaut surtout pour la composition très enlevée de la blonde platine éternelle, Jean Harlow. En fait de dîner, on suit surtout les problèmes rencontrés par les multiples invités avant ce grand jour qui semble partir en quenouille. Le père de famille est à deux doigts de la crise cardiaque depuis que son entreprise maritime risque d'être rachetée, un ancien acteur du muet, alcoolique,  flirte avec la fille de la maison tout en prenant conscience qu'il est définitivement has-been, une vieille actrice très extravertie et dont les heures de gloire remontent à plus d'un siècle est dans la dèche financièrement, un magnat de la mine se la pète depuis qu'il a rendez-vous avec le Président et tente de racheter en sous-main l'entreprise maritime, et enfin la femme de ce dernier, passe ses journées au lit à manger du chocolat et accessoirement à voir le docteur, son amant - la pétulante Jean donc. On est en 33, sur fond de crise, et chacun tente de se faire un poil philosophe pour essayer de prendre la vie du bon côté. Si les passages avec l'ancien acteur du muet (John Barrymore) tirent un peu en longueur dans sa chambre d'hôtel, la virevoltante Harlow parvient à dynamiter l'ensemble avec sa verve coutumière. Bien qu'apparemment d'une morale assez légère (elle trompe son gros moustachu de mari, tout de même), elle est celle qui parviendra, avec un poil de chantage pour la bonne cause, à sauver l'entreprise maritime du rachat; si tout était parti pour que ce dîner tourne au vinaigre et aux réglements de compte (comme la situation économique catastrophique), une petite note d'espoir couronne l'ensemble comme pour dire aux bons citoyens américains qu'il faut continuer à y croire. Ah, Hollywood sera toujours là pour sauver la mise...

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