213119Un petit film du Barbet sur l'enfer du jeu porté par le couple Dutronc/Ogier toujours impeccables. Si l'image pourtant signée du grand Robby Muller (non c'est pas un joueur de foot allemand) a un tantinet pris un coup de blues (bah mettons ça sur le compte de "l'esthétisme" des années 80), la tension reste malgré tout au maximum, bizarrement plus lorsque les joueurs trichent que lorsqu'ils tombent dans la déraison... (la fameuse folie du jeu); Dutronc et son éternel cigare est un parfait loser, plus humain d'ailleurs quand il finit les poches vides (cela lui permet d'apprécier la couleur du ciel et le passage des nuages) que lorsque la griserie de la victoire s'empare de lui. Bulle Ogier est, elle, constamment sur la corde raide et l'on finit par se demander si c'est elle qui va sauver le Dutronc de cet enfer ou celle qui va le faire plonger définitivement. On serre les fesses pour les derniers coups de roulette persuadé que l'on se dirige tout droit vers un sad ending. Schroeder nous mène un poil par le bout du nez et l'on se marre de voir ces deux âmes perdues dans ce château tant désiré et rêvé dans lequel elles s'emmerdent au bout de 5 minutes. Comme toute drogue dure, on est content de s'en sortir et de tourner la page mais on se demande ensuite ce qu'on va bien pouvoir écrire sur la page blanche... Pour joueur averti.