s1429599Située pendant l'occupation allemande de la Pologne, l'histoire nous donne à suivre le parcours d'un jeune apprenti qui se rallie à la résistance en embrassant plus précisément la cause de la jeunesse communiste armée. Attiré au départ par le visage adorable de la jeune Dorota qui fait un speech à la sortie de l'école, il se donne ensuite corps et âme, avec toute une partie de ses jeunes camarades, (dont Polanski, 22 ans qui en fait 15) pour flif_pokolenienguer du Boche ou aider les prisonniers juifs du ghetto de Varsovie. Malgré l'arrestation sur la fin de Dorota, il décide de continuer le combat coûte que coûte jusqu'à la liberation, le combat d'une nouvelle génération.

L'histoire est dans l'ensemble relativement bien menée avec en summum de l'action dramatique le suicide du haut des escaliers d'un des jeunes résistants: fait comme un rat, il préfère se jeter du dixième étage plutôt que de risquer une arrestation et la torture. Il y a également quelques belles idées comme ce long plan séquence en ouverture du film, filmant cette banlieue misérable de Varsovie ou encore cette cigarette qui tourne avec la caméra (séquence presque identique que l'on retrouve dans l'Armée des Ombres de Melville) et qui fait le lien parmi l'assemblée de résistants. Si le film est relativement âpre (en parallèle avec le combat contre l'occupant, il y a une prise de conscience des travailleurs exploités par leur boss, generationSolidarnosc bon sang!), il y a heureusement quelques moments suspendus dès que Dorota apparaît - la photogénie ça s'invente pas décidément. Vers la fin du film, alors qu'elle échange son premier baiser avec l'apprenti, celui-ci finit d'ailleurs par lancer "Ca vaut la peine de se battre et ça vaut la peine de vivre" (clair mon gars) qui sonne comme une petite bouffée d'air dans ce climat proprement étouffant. Relativement bien joué, monté avec efficacité et touchant.