fountainEt ouais, on s'emballe, on s'emballe et on finit par voir n'importe quoi, dont ce bloubiboulgesque The Fountain, projet ambitieux certes mais qui se tarit à la source. Une histoire d'amuuur (éternel?... ben pas forcément) sur 3 époques (1500 - 2000 - 2500, excusez du peu) qui nous donne un récit ésotérico-historico-futuriste dont les 15 premières minutes clipesques -incompréhensible de prime abord avant de s'éclaircir peu à peu, laissent pantois... de prétention. Pour l'aspect historique, on a dû ressortir les figurants d'Apocalypto encore sous le choc, pour le présent on a fait la tournée des zoos pour trouver des singes malades, quant au futur il lorgne méchamment sur 2001 sauf qu'en 2007, Aronofsky a bien 6 longueurs de retard, au moins, sur son modèle. L'histoire est aussi nébuleuse que la destination vers laquelle se rend l'astronaute, disons pour faire court qu'on assiste d'une part à des conquistadors à la recherche de l'arbre de vie de la Bible (en plein Guatémala, vous m'expliquerez pourquoi...!!!! Quel déconneur ce J.C), au présent un chercheur tente de trouver un médicament miracle contre les tumeurs cancéreuses -un bout d'écorce d'arbre, et ouais fallait y penser-, quant au futur, là, ça part vraiment en live avec un type dans sa bulle qui parle à un arbre avant de partir en (double) lévitation - go oooooom. En gros, le but de tout le bazar c'est de nous faire comprendre, si je me suis pas endormi, que l'amour, eh ben vaut mieux le vivre dans le présent que de croire que ça va toujours durer (le scientifique préfère aller au labo au début pour faire des tests sur ses singes plutôt que d'aller avec sa compagne, qui est mourante, profiter de la première neige - il aura une seconde chance et suivra cette fois sa promise, acceptant ainsi leur destin... bon il y aurait sûrement d'autres trucs à dire mais je vais pas me le taper deux fois, clair): c'était bien la peine de tous ces effets spéciaux "synthétiques" et de toutes ces histoires enchevêtrées - Hugh Jackman, qui se donne à donf joue trfountain_6ois rôles donc, un gros barbu moustakien, un scientifique rasé comme un mur, et un chauve barthésien - a du courage mais il a beau chercher à se cacher, je l'ai reconnu. Aronofsky après l'excellent Requiem for a Dream a mis 6 ans pour monter ce projet et devrait revoir les films de Ozu pour comprendre qu'en 30 secondes et un champ/contrechamp, il y a plus d'humanité que dans les 23547637 effets spéciaux de sa bulle. Mais les spectateurs américains crient au génie devant ce truc tape-à l'oeil et boursouflé... Ils voudraient par Sarko pour remplacer Bush? C'est cadeau, ça me fait plaisir.