secret_honorRobert Nixon face à lui-même avec un micro et quatre écrans de contrôle comme témoin pour tenter de rétablir sa vérité et d'expliquer les raisons du scandale du Watergate. Grand numéro d'acteur  de Pilip Baker Hall qui grâce au montage virevoltant d'Altman donne l'impression d'être une super balle qui ne cesse de rebondir entre les quatre murs de son bureau; dans un langage souvent ordurier - Nixon semblait être célèbre pour son franc parler -, ne cessant de s'interrompre lui-même et de passer du coq à l'âne - avant de revenir au coq -, il fustige dans un flot de paroles quasi ininterrompues Kissinger, Eisenhower, le comité des 100, les Juifs,... Le spectateur, surtout si celui-ci n'est pas non plus véritablement familier avec tous les dessous de l'époque (la guerre du Vietnam OK, la position des US face à la Chine contre l'URSS reste plus floue...) a tendance à perdre un peu le fil; c'est bien sûr en partie voulu tant le personnage de Nixon, qui n'a pour seul compagnon qu'une bouteille de whisky et un revolver chargé, est survolté, à la limite du délire, bigger than life, se lançant dans un genre de mea culpa et de justificatifs qu'il semble bien le seul à croire - et encore. Numéro d'équilibriste même si le spectateur français préfèrerait nettement voir Sarko en camisole dans un hôpital corse en train de vociférer contre le monde entier pour enfin montrer sa vraie nature - joué par Clavier, même, je prends...