db_Bride11_1_C'est vrai que cela fait pas très sérieux de s'assoupir devant ce que certains tiennent pour LE chef-doeuvre du film d'horreur - c'est là je crois toutes mes limites dans la distanciation du genre, me passionnant moins pour l'atmosphère angoissante du truc (rahh Frankenstein n'est point mort, et la pauvre femme du village de crier tout son saoul) que pour les à-côté fendards: ce docteur Pretorius ressemble vachement à Jean Cocteau, nan?, la fiancée du Monstre est coiffée comme Grace Jones période électrocution années 80, ou encore tous ces marmonnements du Karloff qui ressemblent au bruit d'une R5 qui a un problème de démarreur (je préfère d'autant l'imitation du Bibice, beaucoup plus crédible dans le fond). Bon je vieux bien que l'ensemble soit bonnard avec ce docteur Pretorius, encore lui, qui a inventé des homoncules qu'il a mis en bocal ou, plus fort, qui a été le premier à avoir l'idée du téléphone...; quant au dernier quart d'heure, il multiplie les trouvailles techniques et les angles de caméra pour donner vie à cette femme-momie qui, sur un coup de tonnerre, va se relever les cheveux en pétard. Po de bol pour Karloff, sa promise le trouve affreux, il ne lui reste désormais aucune chance de sursis - si ce n'est chez les aveugles (son seul pote dans le film qui ne le juge pas sur l'apparence (forcément) ou sur ses sons gutturaux inquiétants): après tout il est même pas borgne.

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Je sais que j'ai la main un peu leste avec ce monument, d'autant que le film part plutôt bien avec lesbof_shot3l_1_ Shelley et Lord Byron qui tapent la discute, ce résumé de l'épisode précédent bien géré en trois plans, ce monstre caché dans les entrailles de la terre qui revoit le jour en tendant la main au ciel (pas à dire, c'est de la belle ouvrage) mais ensuite, je sais pas, la lourdeur de cette fin d'après-midi et mes 8 km en courant ont dû peser beaucoup dans mon état d'esprit filmique. Au temps pour moi Karloff, mais si tu veux te taper une bière à l'occase ("Boirrre... hum.... bon..." dit-il - il a tout compris le bougre) tu seras toujours bien reçu à la maison. Je vote pas Sarko - ni Bayroux - ni...