02_1_Le fameux road movie à l'amerloque -ou bus movie plus exactement- qui réunit dans un endroit clos 6 membres bien trempés d'une même famille: le père avec sa fameuse méthode des 9 étapes pour réussir, gonflant tout le monde avec ses secrets pour devenir un gagnant alors qu'il est le parfait loser commercialement parlant, la mère qui fait le lien (une mère quoi), le grand-père genre de professeur Choron qui met 3 fucking par phrase et qui sniffe de la coke, le beauf, spécialiste de Proust qui vient de faire une tentative de suicide (Nanni Moretti de loin), l'ado qui a fait voeu de ne plus parler depuis 247 jours et qui continue tant qu'il n'a pas réussi le concours de pilote, ne communiquant que par bloc-note et enfin la chtite qui rêve de devenir la miss du titre malgré ses rondeurs... C'est assez bien mené, il faut reconnaître, po déplaisant quoi, avec quelques081406LittleMissSun_1_ moments de folie lorsqu'ils décident de kidnapper le corps du grand-père à l'hôpital pour arriver à temps au concours, les démarages chaotiques du bus après avoir pété l'embrayage ou encore ce premier mot gueulé par l'ado lorsqu'il se rend compte qu'il est daltonien: très joli FUUUUUUUUUUUUUUUUUUCKKKKKKK qui résonne alentours. Comme on n'a pas vraiment été gâté en comédie cette année, disons que celle-ci sort du lot malgré une fin vraiment nunuche dépourvue de toute originalité - que l'élection des mini-miss soit une connerie, personne n'en doutait. Bon un chtit rayon de soleil par temps morose.   (Shang - 16/12/06)


18754653Comme première réaction après ma vision de Little Miss Sunshine, je dirais : bon ok. Et je crois que je ne pourrai pas aller beaucoup plus loin dans la profondeur de cette critique. C'est que, voyez-vous, Little Miss Sunshine est un film "bon ok". Comédiens : bien, rien à signaler, rigolos ; scénario : pas mal, rigolo ; réalisation : ah oui, bien, pas mal, RAS ; musique : jolie, bien, pas mal pas mal. Je vous laisse le soin de remplir les autres cases.

Ce film n'a aucune aspérité à laquelle s'accrocher, ni en bien ni en mal. La critique sociale est quand même un peu légère (ça se résume à un passage de Bush à la télé, un blond peroxydé qui chante "America" et une candidate aux miss qui fait un strip-tease), de même que les parallèles entre cette famille de branques et le portrait d'une Amérique des déclassés (gay, ado en crise, pornocrate) ne vont guère loin. Mais en même temps, rien à reprocher, on passe un gentil moment qui ne fait de mal à rien ni à personne. Le genre de film innocent qui passe dans un demi-sommeil. Ce n'est pas un bon film, loin de là, et pas un mauvais film, Dieu m'en garde.

Le temps d'écrire ces quelques lignes, j'ai déjà oublié de quoi on parle. Vous me rappelez ?   (Gols - 10/04/07)