Bon polar italien emmené tambour battant par Alessio Boni et un commissaire véreux joué par l'excellent et inquiétant Michele Placido.

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1989. Le temps de la guerilla communiste est fini et Giorgo Pellegrini cherche à se faire réhabiliter; c'est presque chose faite (plus qu'une question de temps - 5 ans) après avoir fourni au commissaire une liste impressionnante de ses anciens associés terroristes. Très vite Giorgo veut se refaire et après avoir passé quelques temps dans une boîte à putes à faire quelques magouilles, rapidement, il vise plus gros; associé au commissaire, il braque un dealer de coke et se garde la valise de pognon puis monte un coup contre un fourgon blindé; après avoir éliminé un par un leurs associés d'un soir, Giorgo cherchera à se raElveda_Askim_Afis_1_nger. Mais comme le passé le rattrapera (on y échappe jamais...), il ira jusqu'à bout pour sauver sa peau, quitte à laisser crever sa compagne, pour assurer ses arrières... Mise en scène nerveuse, ambiance sexe and drugs, pétarades mortelles, on peut dire que ça flingue à tour de bras - d'autant qu'il vaut mieux tirer le premier pour avoir une chance de s'en sortir. Entouré de la plantureuse Isabella Ferrari et de la mimi Marjo Berasategui, Alessio Boni campe un vrai salaud sans foi ni loi. Efficace sans atteindre des sommets - la dernière partie notamment qui n'évite pas toujours les clichés un poil mièvres -, ce film signé Soavi nous prouve que le cinéma italien n'est jamais tout à fait mort.