29077_1_Prix du Jury à Cannes (je me suis fait une spéciale aujourd'hui... rattrapage) Red Road est un film qui prend le temps d'installer son intrigue et de suivre son héroïne. Evitant dans la mesure du possible tout effet choc (quoique la scène "d'amour", qui revêt un intérêt central dans le film, soit montrée dans toute sa... nudité, ou disons sa crudité), Arnold parvient à créer un certain suspens - on pourra peut-être reprocher quelques longueurs au final, mais bon, on plonge ou on s'ennuie...

Jackie n'a de cesse de traquer un homme qu'elle reconnaît sur les écrans vidéo dont elle a la responsabilité - en gros à Glasgow, où que vous alliez, vous êtes filmé... dure, notre époque. Si on comprend, en rassemblant  progressivement les morceaux du puzzle, que cet homme, qui sort juste de prison, libéré en avance pour "bon comportement", est impliqué dans le meurtre de son mari et de sa fille, on a du mal à savoir le but que Jackie pourchasse réellement en s'obstinant à le suivre partout, allant jusqu'à s'introduire chez lui pour le draguer... Vais po raconter le pourquoi du comment, simplement que la revanche couve et que la rédemption et le pardon sont toujours possibles...

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A l'aide d'une caméra aux aguets, scrutatrice, qui n'évite pas les flous, on suit cette traque dans les moindres recoins (c'est pas Jack Bauer non plus, po de satellite...). Ce système de surveillance oppressant va de pair avec le côté jusqu'auboutiste de Jackie qui, elle-même, ne lâche rien. Jolie correspondance entre la forme et la fond même s'il manque peut-être une chtite pointe de palpitation à l'ensemble.