18432123Je pensais qu'on n'arriverait pas, en 2006, à tomber plus bas que le nauséabond Jean-Philippe. Eh bien j'avais tort, un autre "film" lui tire la bourre : Dikkenek. Si c'est ça le cinéma belge, qu'on accorde à Johnny la nationalité, qu'on ferme les frontières et qu'on oublie. Ce "film", je le clame haut et fort, est une sous-bouse incroyable, qui croit cacher sous ses gags de gros boeuf et ses acteurs grimaçants sa veulerie et sa suffisance. Toujours au-dessus de ses personnages, avec cette roublardise huitième degré qui permet de se moquer des beaufs en en étant un puissance 45, avec cette soi-disant impertinence qui n'est qu'un manque de courage amer et supérieur, Dikkenek est insupportable dans son manque de discours (qui finalement en est un : faire de la pellicule avec du vide) et dans sa bourgeoisie de parvenu. Le plus improbable est qu'il y a là-dedans quelques bons acteurs (Pinon, Renier), les pauvres, qui ont l'air d'être malheureux comme tout d'avoir été pris dans le piège de ces gags qui feraient passer Bigard pour Billy Wilder. On comprend mieux quand on découvre Luc Besson au générique. Ca fait du bien de se taper des crétineries aussi poujadistes : ça permet de revoir à la hausse A nous les petites Anglaises. Je suis désolé, je manque de nuance, mais se servir du bel art qu'est le cinéma pour balancer de telles âneries me fout en l'air.