18470744Grosse déception pour ce film dont j’attendais le plus grand bien. Isolation est le même film d’horreur que tous les autres, et prouve au moins une chose : ce n’est pas en copiant scolairement les recettes de ses glorieux aînés (ici, The Thing de Carpenter et Alien de Scott) qu’on en perçoit le génie. Le seul intérêt de ce truc dure deux minutes : la toile de fond du sujet est originale. Il est question en effet question de modifications génétiques sur des vaches, ce qui n’est pas sans rappeler les récents titres des journaux. Si O’Brien fait preuve d’idée en s’appuyant sur l’actualité et les psychoses modernes pour faire peur, si son décor convainc par sa rareté dans les films d’horreur (une ferme, avec sa gadoue, ses tireuses de lait et ses tracteurs vacillants, on dirait Flandres), il abandonne vite ses idées pour nous servir un plat réchauffé composé de violons qui crient, d’ombres mouvantes, de cris étranges dans la nuit, d’éclairs qui zèbrent le ciel, etc. C’est le kit " faire peur en trois18604372 leçons " qu’on trouve dans tous les rayons. Isolation est du coup sévèrement ennuyeux, mou du genou, et pas effrayant du tout. Ce n’est pas seulement à cause du manque de moyens évident : comme Tourneur, le gars tente de pallier le côté cheap de son monstre par des utilisations massives d’obscurité et de suggestions, mais ne parvient jamais à rendre son film troublant ou inquiétant.

En fait, la seule particularité d’Isolation est le fait que c’est un des seuls films qui riment avec Xitation, spectacle formidablement inventif qui sera joué les 27 et 28 février à la salle Boris Vian de Clermont-Ferrand à 21h. (une réduction à la caisse si vous dites " J’aime le blog de Shangols, je le lis chaque jour, il a changé ma vie ").