filles_du_botaniste_3_1_Le bouquin ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable, le film est au niveau. C'est bien gentil cette tendrounette histoire d'amour entre deux jeunes filles, encore aurait-il fallu que les scènes lègèment érotiques ne soient pas interdites au moins de 8 ans, que les portraits du père  (el dictateur) et du frère (el bourrino) ne soient pas aussi caricaturaux et que Mylène Jampanoï soit plus convaincante que Sophie Marceau dans La Boum.

Dai Sijie s'assure des cadres très très propres sur les jolies montagnes et les jolies fesses de son actrice chinoise mais n'est pas Tran Anh Hung qui veut - cela ressemble à l'image de la papaye sans jamais en avoir l'odeur. Il est bien dommage que cette histoire sensée faire scandale dans la chine traditionnelle (lesbianisme devant père surpris et mort de crise cardiaque (il était bien malade déjà) = une balle dans la tête (pour le prix de 6 yuan 8 cents, il n'y a pas de petits profits)) soit filmée de façon aussi plate et convenue sans parler d'une musique à la guimauve. Il y a de bien beaux plans sur de jolies racines de gingembre (c'est super chaud cette scène, ah ça le gingembre), des corps dénudés dans des vapeurs de plantes hallucinogènes sous serre (po à la cheville de Hamilton c'est dire), un vieux ménate qui s'écrie "vive Mao" (c'est bien le seul aspect un peu rebelle du film) mais l'ensemble reste au niveau des rizières. Comment est-on encore capable d'autant d'académisme dans une oeuvre qui se targue d'être un poil (de la barbe à Marx) taquin? Comprends po moi.

Dai Sijie s'est planté sur toute la ligne, on peut le dire quand même? Ouaf allez.