f1120_1_Film muet sans musique avec images qui sautent de temps en temps, on revient à la base. Bien belle histoire que celle de cette rose sauvage, Small Feng, sauvageonne de la campagne, qui rencontre en allant promener ses oies ce beau jeune homme dans sa décapotable (j'ai pas dit non plus que c'était original...).

Bref un jour Small Feng joue aux pakistanboys et aux indiens avec tous les enfants du coin: il suffit de répondre à la question "qui aimez-vous le plus?": "La Chine" et c'est gagné pour faire partie de la troupe... Un chtit gamin dit "Ma mère" et on lui explique que c'est pareil. Le mariole de la ville, Jiang Bo, qui est venu dessiner la campagne est constitué prisonnier par les gamins et il lance un "J'aimerai la Chine pour toujours" qui fait mal au bide. On l'a compris c'est le coup de foudre entre la Rose et Bo et Jiang Bo décide d'amener sa conquête à la ville - d'autant que la maison de cette dernière a brûlé pendant que son père tuait avec une ancre [ça me rappelle un voyage à Perhentian si je peux me permettre] un type qui voulait marier sa fille -  il avait des dettes, picolait sec le pater. Bref, elle joue à la pretty woman et fait que des conneries, ses nouvelles chaussures lui font mal, elle les enlève et quand le père du Jiang arrive, elle lui balance, en glissant, un chariot à desserts qui trainait par là, patatra, le père pas drôle avec petit chapeau,  moustache et tout se retrouve sur les fesses, le scandale quoi. Le fils indigne décide de partir avec sa belle vivre dans un taudis et avec deux de leurs potes (on retrouve cet acteur qui joue toujours les idiots, une figure, il est partout ce type!), il forme une joyeuse bande des quatres vivant de leur peinture... Un long travelling sur les pas des 4 marchant à l'unisson fait bien comprendre que l'amitié et la fraternité permettent de faire des bonds en avant. Seulement, quand l'hiver arrive, on fait déjà moins le malin à Shanghai et le Jiang tombe malade... Feng récupère le porte-feuille d'un type saoul par terre, mais les flics alertés la tracent et son ami se dénonce comme voleur... Police, menotte, prison. A sa sortie po possible de remettre la main sur la rose sauvage qui file du bon coton dans une entreprise... Heureusement, les Japs menacent d'envahir la Chine, Jiang et ses potes se constituent volontaires et qui retrouvent-ils dans les rangs??? Ouais la rose sauvage...

Bon les 10 dernières minutes sont déjà de la propagande sauvage (on a déjà eu droit pendant le film à des inter-titres genre "Shanghai, la soi-disante prospère" (c'est la décadence putain) ou "les soi-disants logements sociaux (où l'on vit à dix familles dans 10 m2)). Mais sinon c'est assez rafraichissant, bien monté, le rythme se maintient jusqu'à la fin et la chtite rose sauvage qui joue les ingénues est assez crédible pour donner envie d'être cueillie. A voir, même si le film ne se trouve pas dans toutes les pépinières.