Cagney__20James_20_Public_20Enemy__20The__02_1_Autre rôle mythique pour James Cagney allié à Jean Harlow en petite frappe assez rustre.

Malgré la notice d'avertissement en début du film, nous rappelant que gangster c'est pas un beau métier, on sent tout l'attrait et la fascination que ce monde de la pègre exerce sur Hollywood dans ce film produit par Darryl F. Zanuck. La machine hollywoodienne trouve d'ailleurs en Cagney la machine à gagner que rien ne peut arrêter. Dès les périodes de l'enfance et de l'adolescence (toujours incontournables et toujours de grands moments de cinoche chez Scorsese ou Leone), on voit bien que les 2 potes Tom Powers (Cagney) et Matt Doyle (Edward Woods) font les 400 coups et qu'ils vont mal tourner. Cagney s'illustre lors du premier gros coup (vol de vêtements en fourrure) en tirant sur un ours (empaillé) et on se dit fusil, il a la gachette facile - le genre de gars qui agit avant de réfléchir, la deuxième action étant souvent en option. Les temps bénis de la prohibition arrivent ejaffe_public_enemy2_1_t alors que son frère revient tout amidonné dans son costume militaire - il a fait la guerre, lui, et on se demande bien ce qu'il y a gagné...- , Cagney siphonne de l'alcool et se fait un max de pèze. Avec les pépettes qui tombent, les bagnoles et les chtites pépées suivront. La première ne sera d'ailleurs pas la bonne et elle se prendra pour la peine un pamplemousse en pleine tronche au petit déjeuner, quel rustre! - cela dit, ça marche, si jamais vous avez des problèmes pour rompre. La fille aux cheveux peroxydés, la Jean, fera son apparition à un coin de rue et lui tombera dans les bras. Seulement tout a une fin, il faut bien une morale, et après que son pote se soit fait descendre à la mitrailleuse, Cagney se prendra quelques décharges dans une scène magnifique sous des trombes d'eau... Il aura beau tenter de faire un maximum de centimètres, il finira par s'écraser lamentabpublicene_1_lement dans un caniveau qui déborde, avouant "ne pas être si dur que ça finalement".... Mais il s'en sort, avant d'être kidnappé par le gang adverse qui le rendra à sa famille dans un colissimo genre momie: la scène où son frère ouvre la porte avant de voir le Cagney s'écrouler définitivement cette fois est relativement puissante. Tombera pas plus bas et la morale est sauve.

The Public Enemy ouvre la brèche à l'un des genres les plus prolifiques et garde encore aujourd'hui toute sa saveur (on est en 31!, et pendant ce temps là les Chinois filment des vers à soie, ça relativise pas mal)