brick_1_Sherlock Holmes à la fac. Certes on oscille entre le polar et le teen movie qui rigole po, le chtit Joseph Gordon-Levitt de Mysterious Skin en ado un peu déguingandé, qui connaît pas le coiffeur mais qui sait se servir à l'occase de ses poings -il en prend plein dans la tête aussi- est assez convaincant, il y a la chtite Emilie de Ravin de Lost qui fait un petit tour et puis s'en va, qui forme avec lui un couple bien mimi, non c'est plaisant dans l'ensemble, pas formidouble non plus, un film d'août quoi.

Sans que cela soit complétement dénué de style, on navigue constamment entre plusieurs genres et plusieurs eaux, on pense parfois à Insomnia avec ce héros qui enchaîne presque les nuits blanches et les petits matins bleutés, on pense parfois à des plans de Lynch -cette salle au plafond bas, cette main et ces cheveux qui flottent dans l'eau, ce tunnel, la cabine téléphonique au milieu de nulle part- ou à des personnages du maître - la mèrEMILY_1_e de The Pin qui apparaît dans une ambiance complétement décalée, on pense au colonel Kurtz dans Apocalypse Now (la façon dont The Pin est filmé dans sa cave, limite), on pense donc pas mal, surtout pour suivre l'histoire assez complexe avec des imbroglio et des personnages assez nombreux - même si l'écheveau finalement se démêle assez facilement (pour une fois que les auteurs ne laissent pas, comme d'hab dans ce genre d'histoire, 50% des actions dans l'ombre, merci, on se sent moins con). Il y a tout de même quelques bonnes idées comme cette course-poursuite avec le bruit des pas poussé au maximum et qui se finit par un piège que peut tendre le poursuivi au poursuivant en enlevant ses chaussures (oui bon là, pétard, faut le voir). Quant à la musique sur xylophone que l'on se tape 1 fois sur 2 dans le cinéma américain pour mettre l'ambiance dans les scènes en demi-teinte, par pitié, qu'on l'assomme à coup de baguettes ce joueur de xylo qui nous emmerde depuis American Beauty!!!! (colère - je plaisante, c'est peut-être même pas un xylo j'ai aucune oreille musicale) 2006_brick_014_1_

Mélange des genres en overdose ou film dont le récit assez coulant garde un style assez maîtrisé? J'avoue que mon coeur balance entre ces deux points de vue paradoxaux. En tout cas l'intrigue se suit bien et le film vaut son petit détour - mais pas forcément le voyage dirait le Michelin, la bible des vrais cinéphiles (ça sent un peu le Sundance aussi, je veux bien vous l'accorder). Que dire sinon que le prochain film tranchera... (vous remarquerez que je ne suis pas tombé dans la facilité en disant que cela ne cassait pas des briques ou que le film fonçait dans le mur - c'est pas le genre de la maison, désolé les gars)