00001598_1_Il est assez amusant de voir que si le film questionne la place de Marie-Madeleine auprès de Jesus - elle est montrée ici comme l'une des disciples les plus ferventes - et donc du rôle de la femme en général dans la Bible (et ailleurs...), le film reste concentré sur le personnage du journaliste (exceptionnel et extraordinaire Whitaker) qui ira du pêcher à la redemption en passant par les étapes successives de la désillusion, du malheur et de la foi. Film très sombre qui retrace la difficulté d'atteindre à la foi, à l'image de ces plans superbes sur les buildings de New-York, la nuit, en contre-plongée, qui s'élèvent progressivement. Juliette Binoche semble certes être "habitée" par son rôle - lorsqu'elle joue Mary (dans le film dans le film) ou lorsqu'elle décide de vivre à Jérusalem après le tournage - mais son personnage par son manque de présence à l'écran a du mal à vraiment s'imposer. Il est malgré tout intéressant de voir une nouvelle fois Ferrara s'intéresser à l'emprise que peut avoir un rôle sur une actrice, l'absence de frontière entre vie artistique et vie privée, montrant ainsi son attachement à "ses85767017_a563e5c047_m_1_ créatures" - (cela me donne envie de revoir Snake Eyes baptisé aux US Dangerous Game que m'avait fait découvrir el Bibice). Quant au réalisateur (Mathew Modine, en tête à claques), il semblerait qu'il s'agisse d'un mix bizarroïde entre un Mel Gibson hâbleur et un Ferrara sûr de lui. Celui-ci réalise tout de même un film beaucoup plus prenant et intéressant que celui-là, une plongée dans la chrétienté dont parlent d'ailleurs très bien les invités de l'émission de Whitaker (Leloup en particulier): Ferrara a toujours le power !