factotum_1_Film bien sympathique que cette adaptation du mythique Bukowski, en grande partie grâce à Matt Dillon qui comme le rappelait l'ami Bibice est depuis 10 ans dans des contre-emplois très réussis. Hammer choisit de faire un film format "nouvelles" qui correspond assez bien à l'esprit du Buko même si aucune tension dramatique du même coup ne peut raisonnablement se développer.

Quelques scènes sont notamment à la fois parfaitement dans l'esprit, la nonchalance et la légereté du Matt (sans parler de cette voix qui vient des entrailles) faisant le reste: ainsi ce superbe plan-séquence où au lever Buko et son amie (Lily Taylor, po mal) vont tour à tour aux toilettes pour vomir,factotum_1_1_ s'observent puis décident de se séparer, l'écrivain éprouvant un désir tenace de solitude pour mieux pouvoir deverser ses pensées sur le papier. Superbe mise en scène d'un de ses poèmes, également, sur fond de briques rouges, petit moment suspendu au milieu du film. L'humour est également bien présent dans cette scène où Bukowski décide de donner ses chaussures à son amie pour rentrer, cette dernière étant exténuée de marcher sur ses talons hauts. Rien d'extraodinaire donc, juste une adaptation très honnête du regretté clochard céleste comme dirait l'ami Kerouac.