18361836La tempête oblige un groupe de personnes à se réfugier dans un môtel, et les personnes en question vont se faire dézinguer à tour de rôle, et vont se rejouer les 10 petits nègres. Bon... pourquoi pas, ça peut être un pur jeu de thriller et donner un truc assez marrant. L'inconvénient, c'est que absolument rien n'est crédible là-dedans. Mais alors là, je dis bien absolument rien. Les gens réunis par le hasard ne sont pas pompistes ou instits, hein, faites confiance à Mangold. Il y a : une pute qui veut se recycler dans une orangeraie, un chauffeur de star, un serial-killer, un faux gérant du môtel, une femme dans le coma, un flic louche, une actrice ratée, un enfant autiste, un couple marié depuis 5 heures, et un lâche à lunettes. Ben voyons, et moi, je suis Popeye le Marin. La tempête fait rage, les éclairs sont pas des trucs de Mickey, ça te dézingue tout. A chaque nouveau cadavre, l'un des personnages pète les plombs et sort sous la pluie pour aller se rafraîchir, l'ennui étant que dehors, il y a un méchant qui les tue, d'où cadavre, et rafraichissement, et cadavre... Les acteurs ont sorti les avirons pour tenter de rendre un peu de crédibilité à tout ça, mais ils sont complètement dépassés par l'indigence du scénario, des actions et des dialogues. Pourtant Cusack est d'habitude bien sympathique, et c'est encore lui qui s'en sort le mieux, mais il n'a rien à jouer. On a droit à l'actrice qui pète un cable, ouvre la porte et hurle aux éclairs : "What do you want, you, old bastard ?". Op7n a droit à tous les poncifs du genre, sans la peur que sait au moins déclencher un Wes Craven. En fait, Mangold est victime du syndrôme "Night Shyamalan", autrement appelé "Les 5 dernières minutes", à savoir : je bâcle 1h30 de film pour amener une fin qui va vous clouer sur vos fauteuils. Effectivement, on a droit au retournement de situation à la fin, nos convictions s'écroulent, coup de théâtre, whaouuu, mais on s'en tape, et puis de toute façon c'est pas crédible. Presque envie de vous donner le coupable, moi.

Mangold est définitivement le réalisateur d'un seul film (Copland).