18465869_1_Dans notre série les daubes américaines de l'année, The Sentinel devrait figurer en bonne place. Oui ok, c'était cousu de fil blanc, mais bon Jack Bauer qui rencontre une desperate housewife (la bombasse Eva Longoria) avec un acteur mythique de Hal Hartley (Martin Donovan, pas mort donc), je me suis laissé tenter, j'avoue, ça faisait longtemps en plus que j'avais pas vu un film en couleur.

Alors en deux mots: Douglas/Basinger, 115 ans à eux deux, est le couple du film (c'est clair que c'est pas celui d'un Larry Clarke), c'est pour vous dire à quel point c'est super hot, on voit jamais plus bas que le cou. Jack Bauer enquille comme dans la série (il court ou il te sort des théories fumeuses que tu trouverais même pas dans un livre - et il a toujours raison), mais la pauvre Eva est po crédible pour deux sous - on s'en fout, car comme le montre le tout premier plan sur elle, le seul truc qui fait son intérêt c'est son cul et le réalisateur se régale d'un gros plan sur ce dernier, pardon, sur ce derrière - un plan d'une touchante poésie. D'ailleurs, en parlant de plan, aucun n'excède jamais les 5 secondes - vous pouvez vérifier -, ça va plus vite que la pub (les plans d'hélicoptère sur les voitures sont montés de façon grotesque), mais malheureusement cela n'empêche point que l'on devine 1h45 à l'avance tout ce qui va se passer - qui est le méchant, quelle sera la fausse piste, etc, etc... Rien mais absolument rien de surprenant, même po une poursuite en bagnole mais une pauvre poursuite à pied (si, si), où on voit bien qu'ils ont accéléré l'image pour Douglas (je plaisante à peine). La fin, quant à elle, est d'une platitude désopilante (mais la fin alternative est encore pire...) qui n'a d'égale que la musique, un mec qui passe son doigt sur un verre en cristal pendant 1h30. Johnson, retenez bien ce nom pour éviter son prochain film.