Angels_20With_20Dirty_20Faces_203_1_Film de gangsters d'excellente facture avec une marche vers la chaise électrique d'anthologie et un Humphrey Bogart - pas encore au top de l'affiche - dans un rôle de blaireau tout coulant.

James Cagney et Pat O'Brien se partageaient alors les affiches et le couple fonctionne au mieux. D'ailleurs, le début, lorsqu'ils commencent à faire les 400 coups, s'interrompt un peu trop vite, car on était presque dans Il était Une fois en Amérique, à l'âge où la complicité se construit... Si l'un passera la majorité des 15 années suivantes derrière les barreaux, l'autre décidera de devenir prêtre pour empêcher aux gamins des rues de suivre le même engrenage que son comparse. Les deux anciens ennemis qui se retrouvent donc après une nouvelle peine de prison purgée par le roublard Cagney (sauf que cette fois-ci 100.000 dollars l'attendent) s'épaulent dans unangels6_1_ premier temps jusqu'à ce que celui-ci reprenne sa vie de petit truand. O'Brien lui demandera quelques minutes avant sa mort un ultime sacrifice qui cellera l'amitié entre les deux hommes, au delà de la mort, au delà du mal. Pas aussi puissant que Casablanca mais une scène finale d'une certaine intensité dramatique. Ann Sheridan dans le rôle de la pépette d'usage séduit gentiment par sa gouaille, quant à la troupe de gamins, "the Dead End kids", je te mettrais tout ça dans une classe techno que ça voudrait pas trainer - à noter une partie de basket au milieu du film en hommage à Zidane...