candacehilligoss4_1_Alors c'est vrai qu'avec deux francs six sous on ne peut pas s'attendre à la guerre des étoiles et l'on peut pardonner à Harvey les montages approximatifs (m'en parlez po...), les acteurs amateurs (ou les non-acteurs, la palme à Sidney Berger dans le rôle de Mr Linden, dragueur des supermarchés qui en fait des conteners), ou la bande sonore avec des bruits de pas faits à l'instinct... C'est parfois aussi plat qu'un téléfilm dans la mise en scène mais, mais... on a droit tout de même à une atmosphère à grand renfort d'orgue qui glace sa mère, à quelques scènes surréalistes étonnantes (ce bal des vampires, cette étrange danse macabre de morts-vivants dans ce hall désaffecté, montés sur de faux rythmes) ou encore à ces deux séquences où l'héroïne, rescapée d'un accident de voiture dans un lac et retrouvée 3 heures plus tard (oui c'est louche), devient invisible aux yeux des passants. Il y a même presque quelque chose d'hitchcockien dans cette pension tenue par ub7965381_1_ne vieille où notre héroïne loue une chambre, sauf que cela sonne un peu creux. Oui, faut pas exagérer.

Une rareté, on va dire, sans génie mais avec de l'audace, comme quoi avec deux bouts de ficelle on peut gentiment produire son effet.