pompoko_02_1_Bizarrement, je crois qu'il s'agit du premier dessin-animé sur ce blog - mon comparse n'est po trop fan je crois - et Pompoko est plutôt une bonne gâche, illustrant à merveille toute la créativité et l'intelligence des Studio Ghibli.

Tout ce que vous avez voulu savoir sur le raton-laveur sans jamais oser le demander: certains d'entre vous pensent peut-être que le raton-laveur est aussi stupide que le panda. Non, le raton-laveur est plein de ressources et il est prêt à tout pour défendre son territoire contre les ravages humains, déforestation, villes moches et j'en passe (le film de chevet de Nicolas Hulot quand il descendra de son deltaplane). A la lutte armée (le raton-laveur peut se faire terroriste), répond la volonté d'un autre groupe plus sage (mais pas forcément pluspompoko2_1_ efficace...) de défier les humains sur le terrain de l'imagination: les ratons-laveurs ayant le don du transformisme, ils proposent une incroyable parade à grand renfort de fantômes et d'illusions fantsmagoriques pour chasser les humains - pas tous parce que, malgré tout, ils cuisinent pas mal. Si le constat d'échec finira par s'imposer - certains choisiront la mort dans l'âme de se fondre dans le monde des humains - , la scène finale où l'un d'eux décide de prendre la clé des champs nous montre à quel point le bonheur réside bien à jamais dans les prés - du moins ce qu'il en reste.

pompoko_058_1_Il y a dans Pompoko, plus de petites trouvailles que dans n'importe quel film moyen - soit 2345 fois plus que dans n'importe quel Disney -, les scènes de combat, les flirts amoureux, les longues séances d'exercices caméléonesques étant toujours teintés d'un humour délirant (Le raton-laveur peut se faire un parachute avec ses couilles, c'est surprenant mais bon à savoir; bon pas forcément d'un grand chic anglais, mais le Japonais peut se faire blagueur - et un peu obsédé aussi...)  Même si la deuxième heure tire un peu en longueur, la magie demeure et l'on se surprend à vouloir rejoindre le monde des ratons-laveurs.