10 août 2006

Pompoko (Heisei tanuki gassen pompoko) (1994) d'Isao Takahata

pompoko_02_1_Bizarrement, je crois qu'il s'agit du premier dessin-animé sur ce blog - mon comparse n'est po trop fan je crois - et Pompoko est plutôt une bonne gâche, illustrant à merveille toute la créativité et l'intelligence des Studio Ghibli.

Tout ce que vous avez voulu savoir sur le raton-laveur sans jamais oser le demander: certains d'entre vous pensent peut-être que le raton-laveur est aussi stupide que le panda. Non, le raton-laveur est plein de ressources et il est prêt à tout pour défendre son territoire contre les ravages humains, déforestation, villes moches et j'en passe (le film de chevet de Nicolas Hulot quand il descendra de son deltaplane). A la lutte armée (le raton-laveur peut se faire terroriste), répond la volonté d'un autre groupe plus sage (mais pas forcément pluspompoko2_1_ efficace...) de défier les humains sur le terrain de l'imagination: les ratons-laveurs ayant le don du transformisme, ils proposent une incroyable parade à grand renfort de fantômes et d'illusions fantsmagoriques pour chasser les humains - pas tous parce que, malgré tout, ils cuisinent pas mal. Si le constat d'échec finira par s'imposer - certains choisiront la mort dans l'âme de se fondre dans le monde des humains - , la scène finale où l'un d'eux décide de prendre la clé des champs nous montre à quel point le bonheur réside bien à jamais dans les prés - du moins ce qu'il en reste.

pompoko_058_1_Il y a dans Pompoko, plus de petites trouvailles que dans n'importe quel film moyen - soit 2345 fois plus que dans n'importe quel Disney -, les scènes de combat, les flirts amoureux, les longues séances d'exercices caméléonesques étant toujours teintés d'un humour délirant (Le raton-laveur peut se faire un parachute avec ses couilles, c'est surprenant mais bon à savoir; bon pas forcément d'un grand chic anglais, mais le Japonais peut se faire blagueur - et un peu obsédé aussi...)  Même si la deuxième heure tire un peu en longueur, la magie demeure et l'on se surprend à vouloir rejoindre le monde des ratons-laveurs.

Posté par Shangols à 05:50 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Pompoko (Heisei tanuki gassen pompoko) (1994) d'Isao Takahata

    vive les pandas

    Mais qu'avez vous contre les pandas, allez donc voir panda ko panda!!! ahaha

    Posté par pandi, 17 août 2006 à 09:44 | | Répondre
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