toliveanddieinla1Vous savez ce que c'est : il y a comme ça des films qu'on a vus quand on avait 14 ans et qui vous restent en tête comme de grands films. Alors, à 35 ans, on se les repasse pour se rappeler les bons souvenirs. Et puis parfois ça marche, on sourit. Et parfois, on est attérré...

Je suis attérré. To live and die in LA est d'un kitsch abominable. D'accord, ça a été tourné en 1985, période peu réputée pour sa création cinématographique, mais là, quand même, on croit rêver. Une musique inécoutable (qu'on me retrouve ce mystérieux Chung Wang, je lui pète une jambe), un scénario cousu de filin blanc (de ceux dont on fait les ponts suspendus), une photo gerbante, des personnages absolument pitoyables... Le pire de tout, c'est l'acteur principal (William Petersen, retenez bien ce nom, cet homme est dangereux) : véritable tête à claques, moulé dans un jean taille fillette (il porte à droite), les bras à 1m50 du corps, il se dandine avec un déhanché qui ferait passer Patrick Swayze pour John Wayne, affiche un air sérieux comme la mort, et il est pitoyable, ridicule, nullard. On ne souhaite qu'une chose : que Willem Dafoe (agé de 12 ans et demi à l'époque) lui éclate la gueule, si possible avec souffrances préalables.

Alors je reconnais deux qualités au film : 1) la poursuite en voitures, passage obligé pour l'époque, fort efficace, bien filmée, on est dedans et 2) le dernier quart d'heure, assez bluffant, surprenant et immoral à mort. A part ça, un moment psychédélique de mauvais goût, d'images passées, de femmes fatales comme je suis yéménite (je suis né à Clermont-Ferrand), et d'ennui teinté de colère et de franche rigolade. Je sais que ce film est considéré comme grand par les critiques, ce qui prouve la totale subjectivité de ce blog.

Esprit de Richard Antony, quitte le corps de Friedkin (yaaaarghhh, je baise ta mère, etc...)