bfi_00m_txa_1_Famille, je vous hais...

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le Marco il y va pas avec le dos de la petite cuillère à café dans sa critique de la famille bourgeoise provinciale catholique, il ferait même passer Les 400 coups pour le monde des Télétubies...

Autour de la table à manger la soupe avec des grands slurpppppp, Augusto, bellâtre moyen typique de la moyenne classe qui n'aspire qu'à se marier rapidement avec la blonde Lucia pour vivre une vie moyenne. Giula qui n'a d'yeux que pour lui a l'air pas mal tourmenté, jalouse à écrire des lettres anonymes pour essayer de garder Alessandro dans son giron... Le plus jeune frère, Leone, est retardé de plusieurs heures et la Mama est aveugle... (Le père est mort... suicide?!?!?!?!?)... Reste enfin Alessandro, joué par le Marlon Brando colombien Lou Castel -énorme- qui n'a d'yeux, lui, que pour sa soeur et qui va faire imploser de l'intérieur toute la petite famille... Sous prétexte de donner à son frère la possibilité d'avoir une vie normale, il fera le malin et poussera la Mama dans le ravin, noiera le Leone dans la douche et finira par crever d'une attaque sous les yeux de sa soeur qu'il a failli étouffer avec son oreiller quelques minutes avant...fistinhispocket_1_

La Nouvelle Vague italienne est en marche et il est clair que Bellocchio apparaît comme l'enfant terrible de cette mouvance. Certes, si dans le futur ses films auront toujours un peu de mal à convaincre, comme si une grande partie de sa colère et de sa rebellion avait déjà été exprimée dans ce film, il frappe pour son coup d'essai très fort, notamment dans la direction de ses acteurs qui font froid dans le dos. Avant qu'il soit dans le corps, le diable était dans la famille...