Alexandre Nevski (1938) (Aleksandr Nevskiy) de Sergei M. Eisenstein et Dmitri Vasilyev
764 ans avant d'organiser la coupe du monde les Allemands déferlaient sur la Russie. Au début on se dit que les Russes ne devaient pas être des gens bien intéressants car la plupart d'entre eux ont la m
ême coupe de cheveux que Philippe Sollers. Mais on finit par passer outre cette réserve toute personnelle lorsque les Teutons débarquent avec leur poubelle en fer sur la tête. Ils ont pas l'air commode du tout, et la preuve, ils jettent même les enfants russes dans des bûchers ce qui n'est pas très sport. Heureusement les Russes ont un leader, Alexandre, vous l'aurez deviné, et après 1 heure de discussion pour savoir si ça va être lui le chef, la grande bataille est lancée. 25 minutes de furie, avec au début les Allemands qui pilent les Russes comme si c'étaient des Costa Ricains. Mais le Nevski est malin, attaque sur les ailes (ils ont toujours eu de grands ailiers les Russes) et malgré la grosse défense allemande, il perce rapidement les lignes ennemies (On les a vus d'ailleurs toujours assez lourds dernièrement en défense et les deux buts pris à la limite du hors jeu le prouvent). Lourdauds, ils le sont vraiment, puisqu'avec leurs grosses armures ils finissent par casser la glace et par se noyer dans le lac.
Superbe fin où Alexandre décide de libérer les combattants allemands "qui ne faisaient qu'obéir aux ordres" et d'échanger les chefs contre une rançon. Par exemple le traître à la patrie est laissé à la colère de la foule (et avec tous les figurants il a dû morfler sévère) ainsi que le joueur de piano-orgue qui nous a pété les roustons pendant une bonne partie du film avec sa musique glauque.
Alors bon, oui c'est un film de propagande dans un sens, mais Eisenstein est quand même po le dernier des zouaves à la caméra ainsi qu'au cadrage et au montage: il joue particulièrement des lignes horizontales et verticales (les croix et les lances des ennemis) face à la foule compacte et débordante de l'âme russe (oui communiste aussi si vous voulez, mais bon).
Je suis pas non plus un grand fan des films épiques mais bon ça remue quand
même. L'histoire d'amour en parallèle (une femme donnera son coeur à l'un des deux amis le plus valeureux) est un peu terne (même si elle a des yeux transparent comme la Volga (avant) la bougresse). Cela reste une valeur sure qui prouve qu'un flm engagée et "commandée" peut produire une oeuvre d'Art (Ca peut servir pour le Bac philo).
Les Russes ne sont même pas qualifiés cela dit cette année.
Commentaires sur Alexandre Nevski (1938) (Aleksandr Nevskiy) de Sergei M. Eisenstein et Dmitri Vasilyev
Malgré l'indéniable talent comparatif de mon alter-ego auteur de l'article ci-dessus, je tiens à affirmer à nos éventuels lecteurs que ce blog n'est pas écrit par des fans de foot. Personnellement, je vomis gaiement ce sport de cons qui constitue en ce moment 99% des titres du journal. Nous vivons une société de médiocrité, j'enrage. J'ai vu aujourd'hui que certaines entreprises libèrent leurs employés plus tôt pour que les pauvres âmes puissent assister au match France-je ne sais quoi à la télé. Opium du peuple. le jour où les mêmes entreprises libèrent les mêmes employés pour assister à la première d'une pièce de Nauzyciel, je serai à nouveau apaisé.
Cela dit, libre à toi, ami chinois. C'était juste une précision.
Va po nous foutre le traczir à 20 min du match contre la Suisse
Gregory Nauzyciel, grand ailier droit...
J'ai compris, c'est un complot. Allez vous faire tacler.
Pas de perte d'énergie, les gars, il nous reste une chance contre la Corée.
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