18453440_1_C'est marrant comme ce film court un peu après son sujet... Dès le départ, en s'accrochant aux basques du petit Lieutenant (Jalil Lespert, viré dans Ressources Humaines qui s'engage donc dans la police et retrouve un rôle de gentil garçon un peu trop naïf... Il pourrait po faire un méchant ?), on se demande si on va pas assister à une descente dans les milieux de la police à la L627. Comme il se passe pas grand chose à part les blagues pourries entre collègues et la binouse du soir, on se dit que Beauvois veut nous amener ailleurs... Mais où ? Puis on suit le parcours de Nathalie Baye en alcoolo (Deneuve devait faire un autre tournage ?!) - toujours aussi juste et dense soit dit en passant - qui s'attache de plus en plus à ce petit Lieutenant... On comprend qu'elle a perdu son fils, alors âgé de 7 ans, d'une méningite et qu'elle projette quelque peu son amour maternel sur cette jeune recrue... Malheureusement, ils n'ont que peu de scènes ensemble et il faut attendre que mon pov Jalil se fasse planter de deux coups de couteau pour qu'on comprenne vaguement que Beauvois s'intéresse surtout aux relations entre ses deux personnages principaux... Pourquoi avoir choisi le milieu de la police alors, vous allez me dire ???

Le dernier plan de Nathalie Baye sur la plage qui jette un coup d'oeil face caméra nous fait obligatoirement penser aux 400 coups, mais on voit po vraiment le rapport non plus.

En tout cas, ça va être dur pour le Costa Rica si vous me suivez.