godfrey1_1_Bizarres sentiments que me laisse cette "screwball comedy" comme si depuis La dame du Vendredi d'Howard Hawks, j'avais du mal à trouver le même génie tourbillonnant.

Peut-être est-ce dû au départ de l'intrigue qui ressemble à un prochain jeu de TF1: "retrouver quelque chose d'oublié" (genre Herbert Léonard ou Hervé Vilard) est la mission de deux jeunes femmes de la haute: cela les amène dans un ghetto New Yorkais où elles rencontrent un clochard qu'elle veulent ramener au Ritz pour gagner la compétition... Si ce dernier (William Powell très sobre) envoie sur les roses la première (sculpturale et oubliée Alice Bradly), il se laisse tenter par la sotte naïveté de Carole Lombard (C'est moi ou elle en fait des tonnes?). Elle décidera ensuite de l'engager en tant que serveur et d'en faire son "protégé". Cette Pretty Woman story masculine nous montre que l'habit ne fait pas le moine car Powell ( qui, il mymangodfrey194_1_faut le dire, sort d'Harvard mais était dans cette situation suite à une déception amoureuse... cela relativise pas mal la portée du film...) est le seul à garder la tête froide, entouré de ces femmes plus hystériques et choyées qu'à Wisteria Lane. Si l'une tombe facilement et  rapidement dans ses bras, l'autre en se montrant plus distante cède peu à peu à son charme. Oui rien de bien de nouveau là dedans. Alors c'est vrai, c'est assez enlevé, les cadres s'enchainent pile-poil au millimètre, mais je ne sais d'où me vient cette impression de vacuité...? Si je dois reconnaître les qualités de rythme et de mise en scène, l'ensemble m'a fait plus bâiller que sourire. Peut-être suis-je po dans l'humeur de l'humour de 1936...