stay_2_1_Que dire pour que mon pote Bastien ne me fasse pas la gueule pendant 6 mois?

Stay est intéressant (je suis lâche...), formellement s'entend, car on sent bien que Forster a essayé avec plus ou moins de brio de raccorder toutes les scènes ensemble: si le jeu de double (certes faut voir le film, en juillet dans les salles françaises ce qui n'est jamais un bon signe) entre les deux personnages centraux est particulièrement bien mis en scène (la scène dans les escaliers ou certains champ-contre champ assez bluffants), les raccords entre les séquences, elles, abusent à donf du morfing et parfois on dirait un peu un clip de Michael Jackson (aie). Certains effets de reflets (pitite photo ci-contre) sont également bien vus et c'est clair qu'on aura du mal, ami Bastien, à faire mieux. Cela dit filmer Mc Gregor à travers un sablier en verre pour dire que le temps presse, c'est un peu lourdaud mais bon.

Le plus tordu reste la fin (ne parlons pas de Lynch par pitié) qui hésite entre Usual Suspect (mais stay_1_po clair) et un Shyamalan cinq minutes avant la chute, ou, pour reprendre le mot très fin (merci mille fois) de Federica que j'ai mis 1h35 à comprendre, est "poétique". Ok c'est "poétique". Si je voulais être un peu plus clair, je dirais que, en gros, pour être gentil (et je le suis) ça plane dans une autre sphère; pour être méchant (et je le suis) la fin peut aussi vous faire lâcher un "bloups" d'incompréhension du genre "ah ouais tout ça pour ça et?"... Alors franchement "poétique" ça m'arrange carrément. Sans ça je dirais superficiel mais je risquerais de perdre un ami. Ce serait con. Bastien: stay.