fighting_20elegy_20critioern_20dvd_20review_20cover_1_L'action de ce film, tourné en 1966, se passe en 1935 et se veut une critique de l'esprit "tu seras un homme mon fils", passant en revue l'esprit militaire et celui des gangs. Traité sur un ton très parodique, le film peine malgré tout à sortir du lot, à moins d'être un gros fan de l'humour japonais.

Kiroku tombe amoureux de la jeune Michiko (rien à voir avec la Pie qui chante), se retrouve constamment entrainé dans des luttes entre gangs, et ne respectant aucun code de l'école, étant systématiquement renvoyé. Le film oscille entre bluette et fight de la mort avec moultes exagérations satiriques mais j'avoue avoir eu du mal à me laisser séduire. L'image noir et blanc et pourtant superbe, le montage au cordeau, mais franchement on n'a plus l'impression de suivre Pierre Richard dans un camp d'entrainement que d'assister à un film à l'acide. On a encore droit à un combat dans un poulailler (spécialité japonaise donc), à divers effets de split screen ou de gros plans sur la bouche du directeur dès qu'il prononce le nom de l'école, mais l'un dans l'autre, briouffffff... Certes, le héros qui bande en pensant à Michiko ou sa promesse de ne pas se masturber ne sont pas des scènes que l'on a l'habitude de voir dans le cinéma japonais...(Ozu a dû avoir uelegy11_1_n arrêt cardiaque) Quant à l'amourette, elle est malheureusement laissé de côté et c'est un peu dommage car elle nous vaut 2-3 jolies scènes d'un romantisme très léger: notamment la seule scène que je trouve totalement réussie, lorsque les mains de Kiroku et de Michiko se rejoignent à travers la cloison avant un ultime adieu. On dirait une mise en scène de Bibice... Sinon très déçu par ce film que j'assimilerais, quitte à me faire haïr et bannir de la Suntori association, à une pochade... (tout en relevant l'esprit critique et esthétique, hein, mais qui ne font pas le poids au final)