b000062vmc.09.lzzzzzzz_1_Tarkovski est fort, très fort, trop fort pour moi... L'histoire pourrait certes tenir en deux lignes: un homme décide de faire le sacrifice de tout ce qu'il possède (femme, enfant, maison) si Dieu (?) met fin au conflit nucléaire en cours. Il couche avec une servante (Marie, forcément) le conflit s'arrête (ou était-ce un mauvais rêve?), il brûle sa maison et est interné. Bon. J'avoue que j'ai comme une envie de botter en touche. Si ce site a pour but de présenter avant tout une analyse personnelle (quitte à ce que les résumés frôlent le n'importe quoi et le verbiage, mea culpa, j'ai dit), là j'avoue que je suis bien en peine pour prétendre apporter un tout petit éclairage utile. Il y a bien cette superbe scène religieuse/payenne où l'homme s'accouple avec Marie  en restant suspendu au dessus du lit et qui maintient le spectateur en lévitation pendant quelques secondes. Ces longs plans séquences et ce grain d'image si subtile et si varié chez Tarkovski. Pour le reste, je préfère perdre la face, surtout quand je vois ce qu'en écrit Daniel Weyl sur son site, proposant une analyse très péchue sur le rôle du son dans le Sacrifice:

"Le cinéma de Tarkovski étant différent, son apparente obscurité tient à ce que privé d'antécédent, le spectateur se raccroche à une lecture littérale. Or la littéralité relève de la représentation des choses et des idées. La démarche artistique au contraire bouscule les lois sémiotiques. C'est en brisanoffret_1_t le lien signifiant/signifié garant de l'intercompréhension que se produisent des effets nouveaux d'image et/ou de son. On a alors affaire à des signifiants. En bref, il y a signifiant lorsque l'ancrage sémiotique de l'image/son est inhibé au profit d'une relation autre. Le signifiant renvoyant donc à d'autres signifiants, le sens est différé, ce qui permet aux signifiant-sons du Sacrifice de se réassigner à la figure du monde sacré invisible constituant le film en profondeur."  http://perso.wanadoo.fr/daniel.weyl/Daniel/Le_Sacrifice.htm

Ah oui ça calme. Ecoutez, venez à la maison si vous voulez qu'on revoit le film ensemble, pour ma part, je prends un joker, j'ai le droit, hein, mon Bibice? Au pied de mon arbre, je vivais heureux...