122_1_4_1_Bon déjà, c'est pas facile de trouver des références sur ce film et ce réalisateur (j'ai enfin pris IMDB à défaut, nierk)... il existe bien 3 ou 4 titres différents en anglais ("Three girls", "Three beauties", "Women walk together"). Quant aux sous-titres anglais ils laissent vraiment à désirer mais malgré tout on arrive à comprendre l'essentiel.

Tourné en 1949, une fois l'ennemi japonais vaincu, la Chine "moderne" pose ses premiers jalons: l'histoire est le destin de 3 femmes en 1941 (en pleine occupation donc) différentes certes "mais qui respirent le même air"... L'une, Jinzhu, se fait violer d'entrée de jeu par des Japonais suntorisés à l'excès (on voit juste son bol de riz et son tablier jetés à terre alors que son cri se fait animal!!!) et vend ensuite son corps pour subvenir aux besoins de son mari, rendu aveugle par des collabos chinois, et de sa mère malade -elle préfère coucher plutôt que de dénoncer contre de l'argent ses collègues anti-japonais , bon esprit. La seconde, Liang Ruoying, c'est beaucoup plus compliqué, disons qu'elle finira par abandonner son confort, méprisant son mari qui collabore (et qui a aussi une autre femme accessoirement). La troisième, Li Xinqun, est engagée dans la résistance. S'entraidant tour à tour, l'une trouvant du réconfort dans les problèmes vécus par l'autre, le film se termine après un tentative de suicide de Jinzhu (son mari l'a répudiée mais finit par lui pardonner, car l'essentiel est d'être uni contre l'ennemi, nom d'un chien) dans une salle de classe où la maitresse, Li Xinqun (très très jolie, mais j'ai pas trouvé de photo...), appelle toutes les femmes à devenir "des guerrières de la Nation, des femmes chinoises modernes"... Dit comme ça, on dirait de la propagande (ah oui...), d'autant que les Japonais sont vraiment tous des porcs (les scènes de tortures en prison sont tendues!), mis à part un vieux Japonais à la barbe blanche, mais bon c'est normal, il est libraire. Cela dit dans la forme, on assiste quand même à un film assez rythmé, avec quelques tentatives de mouvements de caméra (panoramiques et travelling arrière) et de jeux de lumières (mais bon ça l'ombre chinoise, c'est quand même leur truc). Le jeu des trois actrices est pour beaucoup dans la crédibilité de l'ensemble.

Une chose est claire, l'époque est au combat et à l'optimisme forcené. Ils mettront du temps pour s'en remettre aussi.