hostelDepuis toujours, je suis à la recherche du film gore qui me rappelera mon adolescence, mes émois de gamin à la découverte des premiers Carpenter, de The Texas Chainsaw Massacre ou de Sam Raimi. Après la très bonne surprise de The Descent, la demie-déception de Land of the dead, et la complète déception de Red Eye, un petit coup d'oeil sur cette production de série B estampillée "produite par Quentin Tarantino".

Ce film est une daube, quelque chose qu'on ne croyait pas revoir après les années 70, et surtout après la série des parodies de films gore (Scream, Ghosts of Mars). On croirait que Eli Roth n'a vu aucun film d'horreur, ce qui pourrait être assez intéressant (naissance du cinéma, etc.), mais ce qui donne un gloubi-boulga de choses mille fois vues ailleurs. Ou alors qu'il les a tous vus, mais qu'il n'en a retenu que les apparences : ce brave homme croit toujours que le comble de l'horreur, c'est montrer un oeil qui crame en gros plan, ou une jambe coupée à l18457350a tronçonneuse. Quand même, merde, ça a évolué, non ? L'art de l'horreur est dans la suggestion, je vous apprend rien, ou c'est moi qui déconne ? Ici, comble du comble pour un film d'horreur, on s'ennuie ferme. Du coup, l'esprit divague : et si effectivement la carrière de Tarantino n'était qu'une énorme embrouille, un truc à la Billy Wilder, l'arnaque de ce début de siècle ? Peut-être que cet homme est totalement creux, mais qu'on hurle au génie au nom de cette fameuse modernité un peu floue... J'en suis pas encore à penser ça, mais il faudrait pas trop me pousser.

En tout cas, Hostel est daté, raciste (non, tous les slovaques ne sont pas soit des putes soit des psychopathes), pas effrayant, laborieux. On en vient à préférer aux scènes sanglantes cet interminable prélude consacré au sexe et à l'errance de trois américains de base en Europe : au moins, là, il y a peut-être une sorte de début de regard sur la nature américaine par rapport aux "minorités" européennes (l'Europe considérée comme un immense parc d'attraction par les yankees). A part ça, rien à signaler sur les bancs du film d'horreur.

Carpenter, reviens !