cadbjhswimages_22_Ayant découvert il y a peu de temps dans la collection DVD "Eureka-the masters of cinema series", le sublime et sombre "Humanity and paper ballons" (Ninjo kami fusen) (1937) de Sadao Yamanaka (mort à la guerre en Mandchourie à 29 ans après 22 films... seulement 3 ont survécu dont cet ultime opus... Ozu peut aller se rhabiller), j'attendais beaucoup de ce film présenté comme un -proche- ancêtre des Chinese Ghost stories... grosse grosse déception malgré un noir et blanc impeccable...

Abandonné par son jeune mari parti à la guerre, une jeune femme et la mère de celui-ci sont violées puis brûlées dans leur paillote... Ca commençait plutôt pas mal... elles jurent vengeance en revenant sur terre sous forme de fantomes et vampirisent tout samouraï qui passe aux alentours... et un et deux et trois et quatre et cinq Heros succombent (au cas où on aurait pas compris)... bien sûr le jeune homme revient en héros après avoir tranché la tête d'un méchant - tête qui, une fois coupée, ressemble à s'y méprendre à celle de Demis Roussos au musée Grévin... Faisant écho au beaucoup plus charmant film thaï "Nang Nak" (1999) de Nonzee Nimibutr (ah oui on est dans du pêchu), il retombe amoureux de ce fantôme qui se damne pour lui.... et pis plus rien... il y a bien de la fumée, de la neige dans les bois, des effets de lumière sur des bambous, la mère qui continue à sauter dans tous les sens -on voit pas les cordes, cool-, non il n'y a pas à dire, on finit par s'en foutre... Alors bon Noël Simsolo me tirerait sûrement une oreille en disant que c'est le plus grand film japonais, donc du monde, gore et fantastique, de tous les temps... mais je marche pas... j'admets à la rigueur que c'est le plus grand film (et le plus grand réalisateur...) qui commence par un "K" et finit par un "O" mais franchement, ne m'en demandez pas plus...