29m_1_Juste avant l'excellent Samourai rebellion (qui vient de ressortir dans la collection criterion) et le très beau très pur Kwaidan, Kobayashi a mis en scene ce film tendu comme un slip autour de la déliquescence de l'esprit de samourai - le code de l'honneur -, notamment du côté des autorités féodales.... Que peut faire un samourai en temps de paix???? Sans RMI, ne lui reste qu'Harakiri.... ce film répond aux questions essentielles telles que : comment se faire harakiri avec un sabre en bambou? (si, on peut), doit-on se faire harakiri même si, en fait, on déconnait ? la réponse est oui, ou encore peut-on se battre contre 40 samouraïs quand on est pas mis en scene par Tarantino ?... là, la réponse est non.... Centré autour du personnage de Tsugumo qui annonce dès le début sa volonté de mettre fin à ses jours (le -presque- mifunesque Tatsuya Nakadai), le film progresse avec de nombreux flashs-back (le héros raconte comment il en est venu là), ajoutant à chaque fois une tension plus grande et laissant le spectateur sur les nerfs et les fesses serrées... Très grande simplicité des moyens -souvent de simples champs-contre-champs dans une cour-, des combats limités à l'extrême et deux scènes qui font froid dans le dos (... le harakiri "sabre en bambou", mention spéciale). Spécial prix du jury à Cannes en 1963, un très bon film pour commencer ce blog et pour parodier Simsolo, "sûrement le plus grand film japonais, donc du monde, sur le Harakiri". Immanquable. (conseils de vision : meilleur avec Sunnnnnntori à portée de main)